L'entreprise Renaud Lasers, constituée
de 4 personnes, a été créée en 1988. Depuis 1990,
elle commercialise et assure le service après-vente
des Lasers Lasag, société suisse du groupe Swatch,
qui fabrique exclusivement des lasers yag (ytrium
aluminium grenat) pulsés. Depuis 1994, Renaud Lasers
ajoute une activité de marquage laser avec des sources
laser continues Q-switché pompées par lampes flash.
Il y a trois ans, elle a l'idée de
créer sa propre machine laser, à l'origine pour du
marquage simple, qu'elle souhaite équiper d'un système
de vision artificielle avec un logiciel de reconnaissance
de formes. "Nous nous étions en effet aperçus que
le temps de marquage laser était très court et le
temps de chargement des pièces constituait la plus
grande partie du temps d'usinage", explique Richard
Renaud." Nous voyions également que des pièces de
micromécanique, des petites pièces fines, délicates,
d'horlogerie ou de bijouterie, n'étaient pas marquées
ou usinées laser pour des raisons technico-économiques.
Or, nous pouvions faire en sorte qu'elles le soient.
Notre objectif était de mettre les pièces en vrac
sous la machine de marquage. Le gain de temps très
important, était d'un coefficient 10".
Renaud Lasers contacte l'ANVAR qui
commence par faire une étude de marché avec un consultant
indépendant, lequel donne un avis favorable. La réalisation
de cette machine fait appel à plusieurs corps de métier,
laseristes bien sûr, optique pour la création d'une
nouvelle tête galvanométrique, visualisation par caméra,
plus le logiciel informatique. L'ANVAR envoie un conseiller
laseriste, M. C. Charissoux du CEA de Saclay, pour
vérifier que les buts fixés sont réalisables. L'université
de Dijon donne un avis favorable sur la faisabilité
de la vision et un expert financier juge des possibilités
de mener à bien le projet. C'était en 2001. La réalisation
d'un premier prototype est chiffrée à 200000 euros
environ. L'ANVAR décide d'accorder pour moitié un
prêt
à taux 0 remboursable.
Le premier travail est l'étude optique
de la tête galvanométrique. L'IOTA, Institut d'Optique Théorique
et Appliquée, est sollicité, ainsi que l'aide de M. Jean
Philippe BORGOLZ du CEA B3, Direction des Applications Militaires
(DAM). Cette tête galvanométrique est réalisée concrètement
et brevetée à 50% avec le CEA B3. Une aide est sollicitée
de la Région pour l'industrialisation de la machine.
Un conseiller technologique du CRITTMECA leur fait rencontrer
le bureau d'études ARIPA qui réalise l'ensemble des plans.
L'ANVAR est également sollicité pour faire une première
embauche d'une technicienne qui puisse suivre la réalisation
de cette machine. Le logiciel alliant la vision et la mise
au point finale de l'ensemble est développé en interne.
Cette année, en mars, Renaud Lasers
présente sa machine qui s'appelle Pyxis, au salon
Industrie 2004 à Villepinte et participe au concours
organisé par Industrie 2004 sur le thème de la productivité.
Pyxis est lauréate des Trophées Industrie 2004, "L'excellence
en productivité" "Nous essayons de vendre cette machine
sur trois axes principaux : micromécanique pour le
soudage et le marquage, l'horlogerie, pour les pièces
délicates et très petites, et l'électronique pour
les applications de soudure," explique Richard Renaud.
"Notre but est de faire une machine excellente. Nous
procédons actuellement à des essais de faisabilité
pour convaincre nos clients potentiels."
Renaud Lasers fait un travail de prospection sur les
marchés porteurs en France et à l'étranger, la Suisse
en particulier grâce à Seine et Marne Développement
via la Chambre de Commerce Franco-Suisse. Une participation
de la COFACE est sollicitée pour aide à l'export,
le dossier est en cours.
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