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François Fort, enseignant-chercheur à l’Institut
pour le Management de la Recherche et de l'Innovation de Paris Dauphine,
travaille depuis plusieurs années pour mettre en évidence les pratiques
qui permettent à des acteurs aux horizons et aux perspectives différentes
de collaborer en mettant en commun leurs compétences pour innover.
Jeudi 29 mars denier, François Fort a livré, auprès
de 35 chefs d'entreprises, partenaires et membres du Réseau,
une restitution synthétique de ses travaux autour du thème
des dynamiques humaines qui opèrent au sein des consortiums européens.
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Maillon faible des consortiums européens, le facteur
humain reste cependant le plus souvent relégué en queue de chapitre
dans les livres de management. Tenant tout autant du relationnel
que de l’anticipation des risques liés au travail collaboratif,
la gestion des dynamiques humaines reste de fait difficile à cerner.
Car en effet, lorsque les dirigeants ont identifié la stratégie,
lorsque tout est en place sur le papier, il reste aux hommes à enclencher
les mécanismes qui seuls permettront d’atteindre ensemble les objectifs
fixés.
L’analyse des projets européens dans le cadre du
6ème PCRD permet d’identifier des constantes pouvant servir de lignes
rouges dans la bonne gestion des collaborations. Premier constat,
les consortiums qui s’en sortent le mieux semblent être ceux dont
les membres entretenaient des relations régulières en tant que concurrents,
partenaires ou clients-acheteurs.
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Dans le cas d’Optical Nose, un projet
SSA NEST du 6ème PCRD, tous les partenaires ne se connaissaient pas mais
la plupart avaient eu l’occasion de collaborer sur des projets de moindre
importance - dans le cadre de liaisons deux à deux - avec plus ou moins
de réussite d’ailleurs. Cependant, quelques éléments moteurs ont permis
de fédérer un noyau de partenaires fiables. Cette observation a ainsi
permis de souligner combien les relations partenariales se doivent d’être
construites dans le temps en répondant à une stratégie pour pouvoir le
temps venu déployer un projet d’ampleur en un minimum de temps et en limitant
les risques.
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La répartition des tâches au
sein du consortium Optical Nose s’est faite selon les compétences
propres de chaque partenaire, responsable de son « workpackage »
mais devant à son niveau contribuer à l’aboutissement du projet
dans son entièreté. Dans ce modèle, chaque partenaire tire donc
de la logique collaborative un bénéfice propre en restant propriétaire
des connaissances mais concourre à créer une valeur ajoutée nouvelle
en mettant à disposition son savoir-faire.
Cela implique de définir le
plus précisément possible quelle utilisation sera faite de la propriété
intellectuelle pendant et après le projet (accès aux résultats,
spin-off, problèmes de concurrence, propriété des prototypes, licences
et brevets, conditions de la commercialisation, autorisations à
publier…) afin que les règles du jeu soient définies clairement
au préalable et que les questions de valorisation ne soient pas
source de tension.
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Le projet Optical Nose ne s’est
ainsi pas déroulé sans heurts. Le cahier des charges a ainsi dû être remanié
en cours de route suite à des incompréhensions entre partenaires (divergences
d’objectifs, informations cachées, différences de cultures et de vocabulaire
entre entreprises et laboratoires). Ces remaniements ont par exemple contraint
certains partenaires à reprendre leurs travaux tout en provoquant un rééquilibrage
vers plus de partages des compétences. Par ailleurs, l’enveloppe elle-même
a été redistribuée entre les membres afin que le projet dans sa globalité
puisse être mené à bien. Malgré les tensions (ex : coopétition entre deux
PME du partenariat lors du projet), le consortium a tenu bon, ce grâce
au cadre contraignant de Bruxelles (exigence de l’envoi livrables réguliers
afin de pouvoir toucher les subventions).et au profil « assembleur » du
coordinateur de projet.
La collaboration exige donc d’appréhender
un certain nombre de risques (partenaires défaillants, divergences de
stratégie, partage de la PI…). Pour autant, elle doit aussi être perçue
comme une opportunité : opportunité d’atteindre une taille critique pour
pénétrer nouveaux marchés (« interdépendances d’échelles »), de bénéficier
du « background » et inventions des partenaires (« interdépendances de
flux » favorisée par Bruxelles à travers le système des « workpackages
»). Enfin, opportunité de pouvoir s’appuyer sur des compétences externes
trop coûteuses à acquérir seul (« interdépendances de processus ») donnant
raison à l’adage qui veut que l’union fait la force.
A
la croisée des deux CPER (2000-2006 et 2007-2013), l'année
2007 est l'occasion de mettre en relief le travail accompli et restant
à accomplir des différents acteurs du développement
économique, de la recherche et de l'innovation. Le
Réseau de Développement Technologique d'Ile-de-France, espace
de dialogue et de concertation entre les acteurs publics et parapublics
de l'innovation, s'associe aux actions collectives, d'esprit réseau,
et reste à votre service pour mieux vous orienter.
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Votre avis est important
Qui êtait là ?
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Une
cible privilégiée - les entreprises et centres de recherche
high-tech :
la coopération inter-entreprises est un exercice
difficle. La participation à des consortiums européens
aussi. Si beaucoup d'entreprises peuvent se montrer intéressées
pour intégrer des consortiums et partager leur R&D, toutes
ne sont pas en situation d'assurer une coopération dynamique
sur le long terme, gage de succès d'un projet. Le Réseau
de Développement Technologique (CRITT, DRIRE, DRRT, Région,
OSEO) se mobilise depuis plusieurs mois pour assurer une sensibilisation-information-veille
européenne auprès de toutes les PME franciliennes intéressées
par le sujet. Vous êtiez 35 dont une moitié de PME à
venir échanger avec François Fort autour des dynamqiues
humaines au sein des consortiums européens. Parmi les dirigeants
présents, certains pourront bénéficier d'un accompagnement,
dans le cadre d'Amorce Europe 2 par exemple. Ces entreprises devront
cependant s'assurer, au regard des travaux de François Fort
et au vu des échanges tenus (expériences, témoignages)
au cours de cette réunion, de la dimension européenne
de leurs projets.
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- 16 entreprises
45% des participants
- 12 partenaires
34% des participants
- 7 membres Réseau
20% des participants
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Liste
des inscrits et des présents :
consulter la
liste
des présents. Si vous n'êtes pas dans la liste
mais que vous étiez néanmoins présent,
si vous vous apercevez d'une erreur dans l'ortographe de votre
nom, de votre organisme, merci de nous en informer par
mail. |
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créé en 2000 à l'initiative des deux grands intervenants publics (Etat
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