Interview - Pour la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, la mauvaise place de la France dans le dernier classement de Shanghaï démontre la nécessité absolue de la réforme des universités. La France perd une place dans le classement de Shanghaï, en dépit des réformes engagées dans l'enseignement supérieur...
Valérie Pécresse. - Nous ne pouvons pas récolter les fruits des réformes immédiatement. Il y a un effet retard. La Suède, pays qui vient de nous doubler dans le classement, a entamé sa réforme universitaire il y a quelques années. L'Allemagne a lancé le programme «Initiative excellence» afin de faire émerger ses universités en 2005. C'est une bataille mondiale dans laquelle d'autres pays ont pris de l'avance sur nous. La Grande-Bretagne a ainsi vingt ans d'avance. Notre objectif est d'avoir dix universités françaises dans les cent premières de ce classement d'ici à 2012. Lire la suite de l'article Recherche : Pécresse veut dix universités dans l'élite mondiale
Si c'était à refaire, toutes les entreprises se lanceraient à nouveau dans les pôles de compétitivité, selon une étude du Medef. Et pourtant, si la moitié des pôles assure associer les PME à plus de 80 % de leurs projets, la moitié aussi considère qu'«elles ne bénéficient pas pleinement» du dispositif pour leur croissance. Parce qu'on ne compte que 7 000 PME au sein des pôles de compétitivité, le président de la commission «Recherche et innovation» de l'organisation patronale, Charles Beigbeder, avoue une «petite déception». «On va faire plus de pédagogie pour les inciter à s'impliquer. Les PME ont aussi besoin que l'on décode pour elles le fonctionnement du dispositif... Il faut les orienter et les accompagner face à la multitude d'acteurs», note-t-il. Lire la suite de l'article Pôles de compétitivité : les PME encore timides